| Lille: Euratechnologies porteur d'espoir |
| Vendredi, 27 Mars 2009 16:53 |
|
« C'est un magnifique projet qui n'aurait pas eu lieu si État et collectivités locales ne s'étaient pas unis. » Une fois n'est pas coutume, devant près de 3 000 personnes, Martine Aubry a chaleureusement remercié l'État par le biais du préfet, Jean-Michel Bérard. Hier soir, l'horloge du château Le Blan-Lafont a repris du service, près de vingt ans après l'arrêt brutal de la filature lilloise. Élus, anciens salariés de l'usine, habitants et jeunes entrepreneurs de l'une des 85 sociétés dédiées aux nouvelles technologies, tous se sont retrouvés dans la cour d'Euratechnologies pour, symboliquement, voir les aiguilles reprendre le cours du temps. Car Euratechnologies se veut porteur d'espoir. « La crise industrielle avait fermé en 1989 les portes de l'usine, a déclaré le maire de Lille. L'horloge éteinte s'est remise à tourner. Ce n'est pas le temps de la crise mais de la création d'emplois. » Avec ses 1 400 salariés, Euratechnologies est la nouvelle « e-business valley ». De grands noms tels que Microsoft ou Cap Gemini occupent quelques-uns des 400 bureaux du château. Mais les jeunes pousses, start-up en devenir, ont aussi droit de cité dans ce lieu dédié à l'innovation, la création et la formation.
Ce n'est pas un hasard si une quarantaine d'entreprises attendent encore leur sésame pour entrer dans la liste des locataires du château... D'autant que les bâtiments en imposent. « L'architecte a su garder la mémoire du lieu tout en lui donnant une dimension high tech », a estimé Martine Aubry. Euratechnologies est aussi un symbole fort de l'union entre les Villes de Lille et Lomme. « Il y a dix ans, presque jour pour jour, nous nous promenions dans ce quartier, a raconté le maire de Lomme, Yves Durand. On se demandait comment faire revivre ce qui était devenu une friche industrielle. Il fallait lui donner une nouvelle vocation, créer un quartier au bord de l'eau et redonner un nouvel espoir aux habitants. » Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et aujourd'hui, le préfet déclare : « Le résultat ne manque pas d'allure ! » Onze ans de patience et une enveloppe de 51 millions d'euros (dont plus de la moitié versée par Lille Métropole Communauté urbaine) auront permis de faire revivre le site. Laurie Moniez |


